Les techniques de massage, correctement exécutées, permettent de soulager les tensions musculaires douloureuses, causées par l’adoption d’une mauvaise posture, par une blessure ou par le stress. Certaines manipulations influent sur la physiologie, alors que d’autres font naître une sensation d’apaisement et d’équilibre.

Le masseur amorce en général sa pratique par les effleurements. Il s’agit de détendre les muscles à la surface tout en laissant au patient le temps d’apprivoiser le contact des mains du masseur. Les premiers mouvements sont d’habitude très doux, sans pressions et ils servent à mettre le derme en condition. Le corps se détendra peu à peu et cet état de relaxation le disposera à une plus grande réceptivité. C’est l’un des mouvements les plus basiques et courants. Il peut se faire avec les mains, les doigts ou les avants bras. Il consiste en un glissement fluide et délicat de la main qui, posée à plat, exerce une pression constante. Des mouvements tels que lisser, froisser, glisser sont dérivés de l’effleurage. Il possède un effet calmant et apaisant sur le système nerveux en envoyant des messages de relaxation au cerveau via les transmissions nerveuses sensorielles de la peau. Il aide à préparer le corps à une action de massage plus en profondeur. En maintenant le contact avec le corps, il crée une sensation de continuité, essentielle au bon déroulement d’une séance.

Une fois le corps du sujet en confiance, le masseur peut amorcer la phase du pétrissage. À l’aide de ses paumes et de ses pouces, il s’applique à pétrir les muscles comme s’il s’agissait de malaxer une pâte à pain. Ces pétrissages décontractent, aussi bien en surface qu’en profondeur mais ils activent également la circulation sanguine de la zone sur laquelle on les pratique. Le masseur peut utiliser son poing fermé pour effectuer des cercles sur les parties charnues comme les fesses, les épaules, les hanches dans le but de décontracter des muscles tendus ou des nœuds. Il pourra exercer une pression sur une zone douloureuse, pression qu’il accentuera jusqu’à une limite qu’il juge pertinente pour ensuite relâcher cette pression et procurer au patient une sensation de légèreté. Le pétrissage implique une pression plus intense, exercée généralement par les pouces, les doigts ou le talon de la main. La peau est malaxée plus ou moins vigoureusement pour tendre, soulever et déplacer les muscles.  Il s’agit de comprimer les tissus vers les os pour débarrasser les muscles des toxines.

Le masseur peut préférer opérer par frictions ou pincements. Les frictions sont des manipulations destinées à créer l’espace nécessaire entre les tissus lorsque ceux-ci semblent s’amalgamer sous la tension d’un stress quotidien. En amenant les fibres musculaires vers un état de relaxation, on contrevient à l’état spasmodique qui les maintient en réaction agressive constante. Si l’on tient compte que beaucoup de travailleurs modernes œuvrent dans des bureaux, on observe que les points de douleurs associés aux spasmes musculaires se trouvent le plus souvent au niveau de la zone cervicale et entre les omoplates. Symptomatiques du travail sur ordinateur, on parvient à décoincer ces points de douleur en défaisant les nœuds grâce à des rotations exercées sur les points douloureux avec l’intérieur du pouce. Le pincement permet d’évacuer les dépôts graisseux et d’éliminer les déchets accumulés en profondeur. On l’utilise pour atténuer l’effet « peau d’orange » avec le massage anti-cellulite ou après le sport, dans le cadre de la récupération (prévention des courbatures notamment) avec le massage sportif. Appliquées avec les doigts, le talon ou le côté de la main, ces manipulations utilisent des mouvements de frottement et de hachure. Ces mouvement vigoureux réchauffent et stimulent la circulation en apportant chaleur et énergie dans la zone travaillée. Ces manipulations sont utiles pour détendre les fibres musculaires et les tissus conjonctifs rendus compacts après une longue période de tension. Les mouvements de friction sont stimulants et énergisants, mais certaines personnes les ressentent comme relaxants quand ils sont répétés. Les muscles subissent une action de roulement, ce qui développe l’élasticité des tissus. Effectué sur les régions charnues du corps, le pincement produit un effet très agréable.

Les spasmes musculaires, si fréquents de nos jours ainsi que les amalgames de masses fibreuses réagissent bien à ce type de traitement. Toutefois, c’est un travail qu’il faut sans cesse recommencer pour en maintenir les bienfaits puisque c’est la combinaison stress/travail qui en est la principale cause.

Selon l’état d’endommagement du sujet, le masseur peut enfin se servir d’une dernière technique pour assouplir les muscles et favoriser une meilleure circulation sanguine. Par des mouvements plus brusques, plus directs que l’on nomme des percussions, le masseur stimule la circulation des fluides et d’une certaine façon permet à l’énergie vitale du corps humain d’être réactivée. Ces percussions s’expriment soit par des hachements, des claquades ou des tapotements. On les pratique strictement sur les parties les plus dodues du corps humain. C’est à l’aide du tranchant de la main que l’on effectue les hachements. Le but n’étant pas de blesser le patient ou de l’obliger à se contracter parce que le toucher devient trop brutal, on garde la main assez molle pour ne pas agresser la peau. Avec les claquades ou les tapotements, le masseur exerce sur la peau une sorte de légère aspiration qui attire le flux sanguin à la surface du derme. Cette technique permet donc aux terminaisons nerveuses ainsi qu’aux tissus sous-cutanés de se ressourcer en réactivant leur activité normale.

Dans le massage, la percussion constitue une catégorie à part, car, à la différence des autres manœuvres, elle a un effet stimulant. Elle est réservée aux occasions où un travail de stimulation s’impose.